Hier soir, je faisais parti des quelques privilégiés, 450 vu que la salle était remplie, à découvrir Coverfield. C’est JJ Abrams lui même qui a convié quelques bloggers ainsi que des serruriers, des machinistes, des boulangers et même je crois un assureur, à découvrir son nouveau film au budget incommensurable.

Avant de voir le film, j’avais regardé les critiques sur quelques forums SF américains. Certaines personnes logées au premier rang étaient ressorties de la salle en urgence, afin de pouvoir se déverser dans les toilettes de la chaîne du cinéma. Des petites natures me dis-je, il est vrai que cette œuvre est filmée “caméra au poing” façon Blair Witch, mais pas de quoi se rendre malade.
A peine arrivé, déjà la queue ! Pas de champagne, pas de petits fours, quelques hôtesses et encore même pas sexy, il aurait pu mieux faire le JJ. On prend place dans le fauteuil et quelques minutes de pub après, c’est parti …
La lumière se rallume, et le premier mot qui vient à l’esprit c’est “déjà”, puis “JJ t’as déconné” et à la sortie de la salle “JJ c’est un génie”. Pour rentrer dans le détail, Coverfield est un film étrange, simple de narration, simple de vision, mais tellement compliqué techniquement. L’histoire, s’il y en a vraiment une, est centrée sur un groupe de jeunes qui tentent de fuir un monstre qui dévaste le centre de Manhattan. Toute l’action est filmée caméra à la main, et le spectateur assis dans son fauteuil rouge, ne voit qu’au travers de cette caméra. C’est d’ailleurs le seul plan du film. Vous imaginez ? JJ n’a utilisé qu’une seule caméra et le film à pourtant coûté des millions.
Le film que j’ai vu, est en fait la cassette retrouvée dans ce qui reste de Central Park après l’apparition de la bête. Pendant plus d’une heure, on suit les différents protagonistes du film, dans leurs moments de fuite, de peur, de tristesse ou la caméra est toujours allumée. Alors effectivementça bouge dans tous les sens, et avec le recul, je plains les gens des deux premiers rangs qui ont du en prendre pleins la tête. La caméra bouge, ne cadre pas bien les personnages, la mise au point est longue sur certaines séquences, mais tous ces défauts volontaires, donnent un effet de réalisme qui est assez impressionnant. Nous avons vraiment l’impression de regarder la cassette d’un événement bien réel.
Pourquoi a t’il coûté si cher ?
Il n’y a pas d’effets spéciaux Hollywoodiens filmés en grand angle ou l’on voit les détails, puisqu’il n’y a aucune caméra subjective. Tout le génie est là, faire passer des effets spéciaux de folie, pour des choses tellement simple qu’on pourrait les croire. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus, il faut vraiment le voir pour le comprendre et l’apprécier.
En définitive je vous encourage à aller le voir, et je remercie au passage UGC pour nous avoir invité à cette séance pour seulement 6 euros !